29 janv. 2011

Textes écrits pendant l’écoute d’un concert de voix polyphoniques… (texte)

Pour Alain
Tout est noir, je suis un chemin entre les arbres, éclairé par la lumière diaphragme des étoiles. J’avance vers un inconnu qui se dévoile soudain. Une vaste demeure de pierres blanches est érigée au milieu de ce mystérieux parc, comme sorti d’un tableau de Magritte où le réel se confond avec l’irréel, où l’endroit se confond avec l’envers.
Des lumières illuminent le perron de l’imposant escalier. J’avance vers une double porte aux multiples fenêtres pour découvrir une immense pièce baignée par la lumière d’un lustre de verre. Les lumières miroitent et se renvoient leurs éclats pour créer une étrange ambiance sur les dorures des murs.
Des voix mêlées me parviennent, m’enivrent de douces sonorités, me mènent en un lieu rempli de sérénité et de couleurs.

Musique
Onirique
Acoustique des sons
Mélodieuses chansons
Sonorités
Couleurs ouatées
Lustres lumineux
Notes de couleurs en ondes
Volutes de parfums harmonieux
Notes profondes
Lumières chaudes des bois
Voix envoûtantes des sopranos
Harmonie des voix
Des notes du piano
Me transportant
En un lieu serein
Calme et envoûtant
Vierge de toute violence, et au matin
De tout bruit.

Les voix sont telles des lances reliant la Terre et le Ciel, lignes de pure lumière apaisante, me transportant en un lieu emprunt de sérénité dense et émouvante où la musique m’emplit de couleurs sonores.

Les voix sont comme les fils d’une marionnette lui donnant une magique vie. Elles se parlent, se répondent, s’entremêlent pour lui créer des émotions…

Le dialogue des quatre voix nous transporte en un lieu inconnu, vaste et vierge où chacun va pouvoir réinventer sa vie.

Les voix sont comme une myriade de tourterelles s’envolant en un concert organisé vers le firmament du ciel. Elles s’en vont vers les nuages tels de grands draps blancs poussés par le vent. Elles sont comme de suaves saveurs s’éparpillant sur la peau d’un corps nu allongé et alangui sous les baisers de son aimé dans les draps d’un songe ouaté. L’hiver glacé gèle le temps tandis que la lumière d’une ombre glisse sur la musique d’un murmure tel l’errance du bruyant silence de la nuit…

Les voix emplissent nos oreilles de diverses sonorités mélodieuses, envoûtantes, se confondant entre les graves et les aigus.

Les corps emportés sur la partition des sonorités sont entraînés dans un chant harmonieux et délicat grâce auquel ils ondulent au gré des notes, au gré des mots successifs que les voix font résonner.

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