12 juin 2016

Promenade terrienne (Texte)



Promenade terrienne

Dans le silence du petit matin,
Mes pas m’ont amenés sur un chemin,
Dans les sous-bois feuillus et frais ;
J’ai marché au calme dans la forêt.


La Sainte Baume me protégeait
De l’humeur du temps mauvais
Seuls quelques rayons de soleil
Sur la source s’étalaient. Merveille.


L’eau, ici turquoise, tranquille et plate,
Eveille ma curiosité, guide mes pas sans hâte,
Les oiseaux m’accompagnent aussi
Les orchidées parent le chemin sans bruit.



Cette eau limpide glisse, maintenant, s’enroule,
Les flots, plus vifs, dans les gours, s’écoulent
Vers la mer, dans un long recueillement
Son voyage commence, tout simplement.


Une feuille de la ripisylve rejoint la rivière
Zigzague rapidement entre les rochers. Naguère
Dans les airs de la sylve, aujourd’hui
Dans l’eau bouillonnante d’Ubelka, elle oublie.


Des oiseaux pépient, volètent en la suivant
Mais ils sont moins rapides que le courant.
Elle s’éloigne, attirée par l’horizon, la mer,
Au bout du chemin l’attendent des chimères.


Je l’imagine, loin de son arbre, perdue
Au milieu de Marseille et de ses détritus.
Je m’assoie pour écouter la forêt,
Pour sentir les mousses, les écorces mélangées.


Puis je m’allonge sur ce doux lit végétal,
J’oublie mes soucis, les autres, le présent matinal,
La verdure imprègne délicatement mes vêtements
Et je ferme les yeux, sereine pleinement.


J’imagine, un avenir meilleur où la nature
Guidera les Hommes, j’espère plus matures,
Non pas dans la solitude d’un monastère
Mais dans une société humaine et prospère.


Claudine Mistral
février 2016





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