27 sept. 2017

Ombre et lumière Texte et photos)




































Entre deux

Dans la lumière éblouissante d’un doux soir d’été
Inextricablement se découpent des formes noires,
Des silhouettes se dessinent, pénombre mouvementée
Des recoins les plus étranges de ma mémoire.

Le char d’Hélios termine sa course à l’horizon.
De longs rayons orange illuminent et caressent la mer ;
Le char des Ombres, escorté par la grande ourse, au-delà des pontons
Réinvente sur la voute céleste de nouveaux paysages visionnaires.

Entre les vagues, un mât s’élance sur les eaux, dansant
Sur des vagues miroitantes. Ses majestueuses voiles
S’étirent pesamment sur les flots peints de gris et de blancs
Tandis qu’un oiseau avec paresse vole entre les étoiles.

Tantôt envoûtantes, tantôt enivrantes, au plus profond
Du ciel, entre découvertes et lointains mystères,
Les ombres se faufilent entre les astres sur le plafond
Du monde pour lentement en étouffer toutes les lumières.

J’ouvre mes yeux bleus, la couleur soudain renait
Vibrante de vie, magique, éclatante, majestueuse,
Sans la sombre noirceur, la lumière ne donnerait
Du monde et des hommes, qu’une fade image sirupeuse.

Distrayant le silence, des éphémères se mettent à danser
Quelques notes de musique s’élèvent vers les nuées.
Entre deux soupirs, les lumières et les ombres bientôt entrelacées
En croches et triolets s’engagent dans une danse à pas feutrés.

Et depuis toujours, l’enchevêtrement de ce duo improbable,
Permet à la peur, la poésie, le doute, la beauté de surgir
De cette association agitée, mystérieuse et inextricable,
La mort et la vie, autour de nous ne cesse de frémir.

Claudine Mistral 2017



Exposée à Auriol
Dans le cadre du concours Ombre et lumière à Auriol 2017



Italie Piémont

Marseille, Verrière dans les Docks romains




 Le MUCEM




Poème originel
Entre deux

Dans la lumière éclatante du soir
Etrangement se découpent les ombres
Dans les recoins de ma mémoire
Des formes se dessinent dans la pénombre.

Le char d’Hélios termine lentement sa course
Les rayons orange illuminent encore la mer ;
Puis celui des ombres, escorté par la grande ourse,
Invente de nouveaux paysages visionnaires.

Entre les vagues, un mât s’élance sur les eaux,
De minuscules silhouettes, sur le pont, apparaissent
Tout autour, blancs et gris sont les flots
Tandis qu’un oiseau vole avec paresse.

Tantôt envoûtantes, tantôt enivrantes,
Entre découvertes et lointains mystères,
Les ombres se faufilent autour des étoiles filantes
Pour, peu à peu, étouffer toutes les lumières.

J’ouvre les yeux, la couleur soudain renait
Vibrante, magique, éclatante, majestueuse,
Sans la noirceur, la lumière ne donnerait
Du monde, qu’une fade image sirupeuse.

Quelques notes de musique s’élèvent vers les nuées
Distrayant le silence, des éphémères se mettent à danser.
Les lumières et les ombres bientôt entrelacées
S’engagent dans une danse à pas feutrés.

Néanmoins, c’est grâce à ce duo improbable,
Que la poésie, le doute, la beauté surgissent
De cette association inextricable,
Que la mort et la vie, autour de nous frémissent.

Claudine Mistral 2017
6ème au concours du Loriot 2017 Auriol

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

...